Eric Gooris : Chant.
Laetitia Gerlier : Basse, Chant.
Anne Collet : Chant, Violon, Clavier.
Jacques Furnelle : Guitare Electrique.
Joe Bacart : Batterie.
CarL Os : Guitare Electrique & Acoustique.
Nous ne nous voyons plus, ce n'est toujours pas ma volonté, et je leur souhaite le meilleur.
Nous étions tous de bonne foi.
C’est parce qu’il avait raison qu’il ne reverra jamais plus ses amis
Ils soutiennent un monde de fous !
Ce qui nous a divisé, ce que vous n’avez pas voulu entendre de ma bouche, prend lentement, mais sûrement son sens, et vous ne pourrez rien contre ça, il y a une puissance qu’on ne soumet pas, soyez bénis.
Camillo, encore rouge d’émotion après avoir lancé sa phrase à ses anciens amis, lève les yeux.
— Camillo… Camillo…
Jésus corrige doucement ses excès tout en reconnaissant la justesse profonde de son cœur.
— Tu les as bénis. C’est bien. Très bien. Mais ne transforme pas ta bénédiction en petite grenade élégante que tu lances en partant, drapé dans ta dignité. Ils l’ont entendue, va… Même s’ils font semblant du contraire. Même s’ils grognent, même s’ils serrent les dents. La graine est déjà dedans. Et maintenant, baisse un peu le ton de ta voix intérieure, Camillo. Parce que moi, je ne te demande pas de gagner des débats ni de faire des discours qui claquent comme des coups de fouet. Je te demande de rester là, fidèle, un peu cabochard, beaucoup priant, et surtout de ne jamais fermer la porte… même quand on te la claque au nez. Allez, viens t’asseoir deux minutes. Laisse-les mijoter dans leur silence. Moi aussi j’ai été abandonné par des amis. Et pourtant… je ne leur ai pas jeté de bénédiction comme un os à ronger. Je leur ai laissé un pain et du vin, et je leur ai dit : “Faites ceci en mémoire de moi.” Toi aussi, laisse-leur quelque chose de simple, de tenace, d’indestructible. Et arrête de bomber le torse comme si tu venais de remporter la bataille. La bataille, ce n’est pas aujourd’hui. C’est tous les jours, jusqu’au dernier. Et c’est moi qui la gagne… à condition que tu ne me mettes pas trop de bâtons dans les roues avec tes beaux sermons rageurs. Allez, souffle un peu. Et allume-moi donc ce fichu cierge qui s’est encore éteint. On a du travail, toi et moi. » (Un petit silence, puis, presque en souriant :) « … Et la prochaine fois, au lieu de dire “soyez bénis” sur ce ton-là, essaie “priez pour moi”.
Ça les embêtera bien davantage. » 😇
2026 is going to be amazing!
Attachez vos ceintures...
Ses amis, les bien-pensants, donneurs de leçons, mis face à leurs contradictions, continuaient de voir le mal où il n’était pas, de s’indigner avec rage et violence en refusant la paix, en refusant de partager la joie d’un peuple libéré de la dictature.
Admettre que des opprimés puissent enfin respirer librement, c’eût été reconnaître que le monde pouvait changer sans passer par leur grille de lecture exclusive. Alors ils refusaient. Avec véhémence. Être joyeux aurait été une trahison ; être calme, une démission. Seule l’angoisse prouvait qu’on restait éveillé.
Cette année nouvelle commençait bien mal pour eux. Et cela voulait dire qu'elle commençait bien pour le reste du monde.
Dans leurs groupes de discussion, les échanges étaient devenus des procès à répétition. On compilait des listes : les naïfs qui applaudissaient trop vite, les opportunistes qui se rangeaient du côté des vainqueurs, les traîtres qui osaient dire « c’est compliqué mais c’est quand même mieux qu’avant ». Camillo figurait en bonne place sur ces listes muettes, même s’il n’était plus là pour se défendre. Son exclusion n’avait pas été un accident ; elle avait été une purification. On ne le mentionnait plus que comme un exemple passé, une leçon : « Tu vois ce qui arrive quand on baisse la garde. » Certains imaginaient qu’il s’était « vendu », d’autres qu’il s’était simplement retiré du monde. La vérité était plus simple : il vivait. Sans fanfare, sans justification, sans besoin de prouver quoi que ce soit à quiconque. Il lisait, marchait, parlait à des gens qui ne lui demandaient pas de camp.
Et parfois, quand il tombait sur un article ou une vidéo de son ancien cercle, il secouait la tête avec une sorte de tendresse lasse, sans mépris. Juste la reconnaissance d’un chemin qu’il avait lui aussi emprunté, avant de le quitter.
Il n’y avait décidément rien à faire pour eux.
Résumé :
Dans une Belgique libérée du confinement post-pandémique, un dîner chez Pat, en pleine campagne, tourne au règlement de comptes. Camillo, un esprit libre et sceptique, se heurte à la colère de son ami Minou, excédé par son refus de se faire vacciner. Thérèse, l’épouse conformiste de Minou, et l’hôte Pat assistent à l’escalade, tandis que les échos des médias anxiogènes amplifient la tension. Ce soir-là, Camillo comprend que ses prises de position, autrefois partagées sur les réseaux sociaux, ont creusé un fossé avec ses amis, dont Bibi et Cléa, qui l’avaient mis en garde contre son franc-parler.
Exclu et calomnié, Camillo apprend par son amie Nadia qu'il est sournoisement traité de complotiste, de conspirationniste, de suprémaciste par son couple d'amis Minou et Thérèse. Isolé, il constate qu’aucun ami n’a cherché à connaître sa version des faits. Son ancien cercle, acquis à leur cause, n’hésite pas à colporter leurs mensonges. Camillo crée aussitôt un blog pour exprimer sa vérité sur les divisions sociales, la peur instrumentalisée et ses amitiés brisées. Ses écrits, respectueux mais sans concession, secouent ses anciens proches, comme Véra, qu'il croise par hasard à Bruxelles. Elle lui révèle leur colère, mais aussi leur accusation de lâcheté, un coup dur pour Camillo, qui s’était tu par loyauté avant d’apprendre ce qu’ils disaient sur son dos.
Aux yeux de ses amis, Camillo passait pour un lâche. Or il n’avait fait que répliquer à leurs calomnies.
Dès lors, que penser de ceux qui les avaient lancées, sous prétexte d’avoir raison ?
Peu à peu, Camillo se reconstruit. Il rencontre Lise, une âme libre, lors de conférences dans un bistrot bruxellois, où l’on débat sans crainte des médias, de la santé ou du climat. Leurs balades près de la Gare centrale deviennent un refuge, un espace de liberté retrouvée. À travers l’écriture et de nouveaux liens, Camillo apprend à accepter la perte de son passé tout en embrassant un avenir où sa voix compte. Une histoire poignante sur la fracture sociale, la quête de vérité et la résilience face à la stigmatisation.
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Je n'ai plus de télévision depuis la nuit des temps, et quand on connaît sa posture tranquille et ferme face l'autorité, Pierre Rabhi reste encore une source d'inspiration opportune, ajouté à un regard spirituel, tout s'explique. J'ignorais que son message, et mes chansons me préparaient pour la suite.
En effet, le personnage m'avait déjà inspiré celles-ci :
Parcours d’un homme en quête d’un destin aligné avec ses valeurs.
Envers et contre tout.
Et s'il suffisait d'un pas ?
Un pas chaque jour. Un pas de plus.
Un petit pas qui change tout.
Patience, confiance et détermination !
Demain Le Monde
Avec mon Amie Laetitia
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Entre ceux qui questionnent, et ceux qui suivent, le dialogue s’est brisé. Amitiés perdues, méfiance installée, paroles muselées. Une réflexion sur cette division, les leçons tirées, et l’espoir de réapprendre à parler vrai.
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Merci Infiniment pour tous les bons moments mes Amis.
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